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Les RPS - mavisionsociale

Les Risques
Psycho-Sociaux

Que sont les RPS ?

RPS définition

Les Risques Psycho-Sociaux sont définis comme l’ensemble des risques présents dans le cadre professionnel et susceptibles d’impacter la santé mentale et physique des salariés.

Il peut s’agir de risques :

  • Internes à l’entreprise, tels que le stress, les violences (conflits, harcèlement moral, harcèlement sexuel), épuisement professionnel ou burnout
  • Externes, tels que les insultes, menaces, agressions…

RPS symptômes

Ils sont nombreux et peuvent sembler anodins voire même inéluctables.
Citons notamment pour les salariés : troubles du sommeil, manque de concentration, fatigue chronique, nervosité exacerbée, irritabilité…
Les conséquences au niveau mentale peuvent aller jusqu’à la dépression et même jusqu’au suicide.
Au niveau physique les conséquences sont des maladies cardio-vasculaires, des troubles musculo-squelettiques, voire une dégradation de l’état de santé général et de la qualité de vie.

Tous ces troubles ont des conséquences négatives importantes et souvent difficiles à quantifier pour l’entreprise. Il s’agit en règle générale d’une perte de richesse conséquente due notamment à l’absentéisme, le turnover, les accidents du travail… (Plus de détails ci-après)

Les RPS coûtent cher à l’entreprise

RPS conséquences

Les RPS représentent des coûts significatifs qu’ils soient immédiatement visibles ou non.

Absentéisme (43% des coûts)

Les RPS induisent une forte croissance de l’absentéisme venant perturber l’organisation interne de l’entreprise (perte de la fluidité organisationnelle, surcharge de travail sur certains postes…).

Turnover (41% des coûts)

Face à une exposition trop longue aux RPS, on constate une très forte augmentation de la cessation d’activité qui prend la forme d’un turnover constant. Les coûts d’embauche et de formation se comptent également en temps perdu et là encore en déséquilibre organisationnel.

Accidents du travail

Les RPS sont également source d’une forte augmentation des accidents du travail.

Productivité

Absentéisme, turnover et dégradation du climat social sont des facteurs dés-organisationnels qui conduisent à des surcoûts de production, une réduction de la marge et une baisse de la qualité des produits et des services.

Image de l’entreprise

La dégradation du climat social est fortement susceptible de nuire à l’image de l’entreprise. Dans un 1er temps cette dégradation se constate en interne, puis à l’externe. Les réseaux sociaux peuvent ici servir de relais et représenter un véritable vecteur de mauvaise réputation. Difficile de recruter des talents, de convaincre les clients… une fois la mauvaise réputation établie, qu’elle soit justifiée ou non.

Lourdes condamnations

Enfin, RPS rime aussi avec licenciement et de plus en plus avec recours devant le Conseil des prud’hommes. La condamnation des entreprises est monnaie courante. La législation et la jurisprudence permettent aux juges d’infliger de lourdes condamnations,  notamment au titre de la faute inexcusable et de l’absence de dispositif de prévention des RPS. A noter, les barèmes de la loi travail 2017 ne s’appliquent pas pour les réclamations portant sur le harcèlement moral, sexuel, les licenciements vexatoires, la discrimination…
Des condamnations au pénale sont également possibles selon les délits commis et le choix de la juridiction par les victimes.

Le coût chiffré des RPS

En 2007 le coût global du stress professionnel atteignait 3 milliards d’Euros en France

Selon l’INRS, ce chiffre n’est « qu’une évaluation minimale d’une réalité bien supérieure ».

Le stress – Une réalité statistiques

Selon l’Observatoire du stress au travail qui s’appuient sur l’analyse d’un panel supérieur à 30 000 salariés évalués entre mi-janvier 2013 et mi-juin 2017 :

%

Hyperstress

24% des salariés sont dans un état d’hyperstress, c’est à dire à un niveau de stress trop élevé et donc à risque pour leur santé.

%

Anxiété élevée

52% des salariés présentent un niveau élevé d’anxiété et 16% ont probablement un trouble anxieux, au sens médical du terme.

%

Dépressifs

29% des salariés présentent un niveau dépressif élevé et 6% sont probablement en dépression, au sens médical du terme.

Le stress c’est quoi ?

D’après l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au travail (2002) « le stress est ressenti lorsqu’un déséquilibre est perçu entre ce qui est exigé de la personne et les ressources dont elle dispose pour répondre à ces exigences. »

Les différentes sources de stress au travail sont :

  • L’intensité et le temps de travail
  • Les exigences émotionnelles
  • Le manque d’autonomie
  • Les rapports sociaux au travail dégradés
  • Les conflits de valeurs
  • L’insécurité de la situation de travail

En termes de statistique :

64% des actifs occupés déclarent manquer d’autonomie dans leur travail (DARES 2016) et 56% des salariés déclarent devoir interrompre une tâche pour en faire une autre non prévue (DARES analyse mars 2012).

Selon l’Observatoire du stress au travail : 62% des salariés déclarent manquer de temps, 41% affirment que les objectifs au travail sont difficiles à atteindre, 56% vivent mal la non-participation aux décisions touchant à leur travail.

Des rapports sociaux difficiles :
violences, manque de soutien et de reconnaissance

%

de rapports sociaux difficiles

Un constat du quotidien confirmée par les statistiques publiées par la DARES en novembre 2016,
70% des actifs occupés connaissent des rapports sociaux difficiles ou insatisfaisants au travail.
3 facteurs sont pris en compte :

  • la violence
  • le manque de soutien
  • le manque de reconnaissance de la part de la hiérarchie
30% ne se sentent pas aidés par leurs collaborateurs.

 

26 % vivent des situations conflictuelles ou des comportements hostiles au travail :
18 % ont subi une agression verbale, physique ou sexuelle de la part du public et 12% de la part de collègues ou de supérieurs hiérarchiques.

48% manquent de reconnaissance dans leur travail (travail non reconnu à sa juste valeur, mal rémunéré…).

36% vivent des conflits de valeur dans leur activité professionnelle. Selon eux, il leur est demandé d’agir en contradiction avec leurs valeurs professionnelles ou personnelles. L’obligation de travailler d’une façon qui heurte sa conscience professionnelle peut se révéler néfaste pour la santé mentale.

DARES novembre 2016 – les chiffres clefs sur les conditions de travail et la santé au travail

Pour en savoir plus